BIENVENUE!
Me voilà bientôt partie pour de nouvelles aventures: six mois de pérégrinations solitaires dans l'Empire du milieu et le Sud-Est asiatique. Depuis le temps que je rêvais de ce voyage, l'heure du départ va bientôt sonner... Bienvenue sur ce site ouvert pour vous, pour vous permettre de me suivre dans mes aventures asiatiques.
A bientôt et bonne route à vous, en attendant de vous revoir!
Départ le 23 mai 2009
Retour le 1er décembre 2009
Itinéraire:
Chine - Vietnam - Cambodge - Laos - Thaïlande
Changement de plan! Prolongation à durée indéterminée au Cambodge!
DERNIERE NOUVELLE: 9 MAI 2010: JE SUIS DE RETOUR EN FRANCE
25 NOVEMBRE 2009: JE SUIS DE NOUVEAU AU CAMBODGE POUR 6 MOIS!
Après avoir passé 11 semaines fabuleuses en Chine
un mois au Vietnam
un mois au Cambodge
un mois au Laos
et trois semaines en Thaïlande
Vous pouvez voir et revoir mes photos de Chine
AU JOUR LE JOUR - LE BLOG
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dim.
14
mars
2010
Chi Phat
Hello à tous!
Ca fait maintenant presque 4 mois que je suis à Chi Phat et je ne vous ai toujours pas parlé du projet où je suis volontaire...
En ce qui me concerne tout va très bien. Je me plais dans ce village, je vis une expérience extraordinaire ponctuée de mariages Khmers, de potins de village, d'histoires de braconnage, d'arrivées de touristes en bateau, des "Hello Laura" des enfants toute la journée, de WE à Phnom Penh, Sihanoukville et à Koh Rong avec Yotam, Dany et Ruty, de rigolades au CBET, d'apprentissage du Khmer, d'incompréhensions culturelles, et d'enrichissement personnel.
CHI PHAT COMMUNITY BASED ECOTOURISM (site de tourisme communautaire de Chi Phat)
Chi Phat est un village d'environ 500 familles situé dans la chaînes des Cardamomes, dans le Sud-ouest du Cambodge. Les Cardamomes sont la plus grande forêt tropicale intacte du Sud Est Asiatique, et l’une des seules abritant encore de nos jours une grande diversité d’animaux sauvages dont de nombreuses espèces en voie de disparition (éléphants asiatiques, ours, leopards, crocodiles, etc.) .
Mais de nombreuses menaces pèsent sur la chaîne des Cardamomes, en particulier la coupe de bois à vocation commerciale (pour faire du charbon, des planches, etc.) et le braconnage (pour vendre sur des marchés internationaux d’animaux sauvages). Ces deux activités sont illégales mais les habitants de la région sont tellement pauvres et ça rapporte tellement qu’ils continuent à les pratiquer.
En janvier 2007 l’ONG Wildlife Alliance (WA), qui a une concession pour protéger la forêt des Cardamomes, a lancé ce projet de tourisme communautaire à Chi Phat. Le but est de procurer aux habitants une source alternative de revenu à l’exploitation de la forêt et au braconnage. Aujourd’hui 66 ex-braconniers sont membres du projet, sur environ 150 membres.
Le projet a été lancé par l’ONG, mais il appartient exclusivement aux habitants de Chi Phat. Il a été développé selon une démarche participative. L’ONG a conduit des séances de sensibilisation à l’environnement, des réunions avec les villageois pour leur expliquer ce qu’était le tourisme, ce que ce projet pourrait leur apporter, pourquoi l’exploitation de la forêt est néfaste pour eux à long terme, est-ce qu’ils seraient d’accord pour s’impliquer dans ce projet… Une fois la population prête à s’impliquer, les séances de travail ont commencé : développement de produits, reconnaissance des attractions touristiques (cascades, rivières, sites archéologiques, etc), sélection des membres, d’un comité administratif et formations (cuisine, accueil de touristes, premiers secours, collecte et recyclage des déchets, guidage, management, conduite de réunion, ordinateur, anglais, etc. )
Le projet est dirigé par un comité de 13 personnes. Tout d’abord 5 membres dans le comité directeur : le directeur du CBET, le sous directeur, le comptable, le vice comptable et la secrétaire. Ensuite 6 chefs de groupe : logements, cuisiniers, guides, opérateurs de bateau, taxi-moto, rangers. Et enfin 2 dernières personnes : les responsables de la collecte de déchets et de l’équipement. Le comité change tous les trois ans lors d’élections où peuvent voter tous les membres du CBET.
Toutes les décisions sont prises communautairement lors de réunions entre membres du comité, puis entre membres des groupes si besoin.
Aujourd’hui plus de 150 villageois sont membres du projet en tant que guides, cuisiniers, propriétaires de guesthouses, rangers, conducteur de moto-taxi, etc. c'est-à-dire environ ¼ des ménages du village. Tous les membres des groupes travaillent selon un système de rotation qui leur garantie une participation et des revenus équitables. Ils travaillent les uns après les autres. Cela marche pour les guesthouses aussi bien que pour les guides ou cuisiniers. Le centre d’accueil des visiteurs et donc le comité gère et organise toutes les activités et services disponibles pour les touristes.
Depuis 1 an et demi le projet est ouvert aux touristes qui ont le choix entre de nombreuses activités : principalement randonnées dans la jungle à pied ou à VTT (de 1 à 7 jours), tours en bateau traditionnels, mais ils peuvent également louer des kayacs, des vélos pour se promener dans le village, prendre une moto-taxi pour les emmener à certains endroits (mais pas dans la forêt pour ne pas déranger la vie animale), etc.
Les principaux animaux qu'ils peuvent voir sont les singes, oiseaux, sangliers, cerfs... Et oui, pour les animaux sauvages il faut s'enfoncer plus loin dans la forêt et surtout ne faire aucun bruit. Pas folles les bêtes, ça fait des années qu'elles se font braconner, elles ne vont pas s'amuser à se montrer!
Les revenus des tourisme sont partagés entre 80% qui vont directement aux prestataires de services et 20% qui sont destinés au fond communautaire, celui-ci censé couvrir tous les frais opérationnels du CBET, les salaires du comité, le développement de nouveaux produits, etc, mais aussi l’amélioration des infrastructures du village et services de santé, etc.
C’est un tourisme à petite échelle. Entre 0 et 10 touristes arrivent par jour, mais ils ne se voient peu car ils partent quasiment toujours faire des treks. Ils entendent parler du projet principalement par le Lonely Planet, bouche à oreille ou par le site web.
Pour WA, ce projet est un projet de 5 ans, ce qui signifie que dans deux ans, le CBET est censé être autonome et gagner assez d’argent pour payer tous les frais opérationnels. A l’heure actuelle l’ONG finance encore presque exclusivement le projet car le CBET n’a pas assez de revenus pour couvrir les frais. 2 personnes employées par WA sont sur place pour former la communauté, les aider à résoudre les problèmes, établir les budgets, etc, mais le but principal de ces deux personnes est de doter la communauté des capacités à faire marcher le CBET toute seule.
De par mes connaissances en tourisme, je peux dire que c'est un très bon projet. Mais bien sûr dans le développement d'un tel projet on rencontre toujours des difficultés, et le véritable défi est de les surmonter! La principale difficulté est le manque d’instruction des villageois. Beaucoup ont à peine été à l’école, certains ne savent ni lire ni écrire, ils n’ont aucune éducation c'est-à-dire une capacité de réflexion limitée. Ils ont des problèmes pour prendre des décisions et trouver des solutions aux problèmes, c’est aussi très difficile pour eux de « diriger » d’autres personnes car ils se connaissent tous et ne veulent pas se faire d’ennemis, ils n’ont pas le sens des affaires et du détail, ils n’ont aucune idée des attentes des étrangers, et enfin il est difficile de leur faire apprendre l’anglais. Et puis il y a les coutumes locales, ici une personne ne viendra pas travailler parce que sa femme est malade ou que c’est la récolte du riz, une autre décidera de démissionner car quelqu’un lui a fait une remarque, et puis il y a des jalousies, le manque d’implication de certain, l’idée qu’ils travaillent pour l’ONG et non pas pour eux, ect... et puis le concept de développement durable... c'est dur à intégrer.
Et moi dans tout ça?
Au début ma mission était d’améliorer tout ce qui concerne l’accueil des touristes, en particulier l’information et la documentation donnée et accessible aux touristes, former la secrétaire à l’accueil des touristes, mais aussi repérer tous les problèmes dans les services procurés et tenter de les régler. Mais peu à peu j’ai été impliquée dans tous les aspects de la gestion du projet, au même titre que les deux cambodgiens employés par l'ONG, avec en plus la particularité d'être étrangère qui fait qu'ils me demandent beaucoup de conseils.
Ca me plait, je m'entends vraiment bien avec l'équipe, ils m'apprennent beaucoup, je leur apprends, c'est un bel échange.
Voilà!
Mon billet d'avion n'est valable que jusqu'en mai, alors je risque de vous revoir bientôt... Il faut bien rentrer un jour! Pour combien de temps, ça, ça reste à voir...
lun.
21
déc.
2009
Joyeux Noël et bonne année!
Chers amis, chère famille, chers lecteurs,
Je vous souhaite à tous de bonnes fêtes de fin d'année,
et une très bonne année 2010!
Qu'elle soit aussi belle que l'a été l'année 2009 pour moi!
Quand je pense à ces bons repas que vous allez vous faire, foie gras, huîtres, saumon fumé, dinde, marrons, bûches de Noël, j'avoue que je vous envie!!!
Je pense avec nostalgie aux familles qui se retrouvent, à l'odeur du sapin et du feu dans la cheminée, aux lumières, au froid glaçant dehors, et à la neige (il paraît que la France est sous la neige).
Mais je pense également aux journées passées dans des centres commerciaux bondés pour faire les courses de Noël, aux publicités qui nous harcèlent en fin d'année à la radio, à la télé, dans les rues, dans les transports en commun, et à cette société de consommation dont je suis bien loin en ce moment, et ça fait du bien.
Au Cambodge Noël est un jour comme les autres, tout le monde travaille... Il fait toujours aussi chaud, et c'est toujours du riz qu'on trouve dans les assiettes...
Je vous embrasse,
Laura
ven.
11
déc.
2009
Dernières nouvelles
Je suis de retour au Cambodge et j'ai annulé mon billet retour pour Paris qui était prévu pour le 1er décembre. Je suis maintenant dépositaire d'un billet open valable jusqu’à fin mai.
C’est une nouvelle aventure qui a commencé pour moi. La partie voyage est terminée, et j'ai posé mon sac à dos pour quelques mois dans le village de Chi Phat au Cambodge. C'est un petit village d’environ 500 familles, maisons en bois, pas de route goudronnée, électricité de 18h à 22h sauf pour ceux qui ont un générateur particulier, pas d'eau courante, mais le wifi! Là bas se trouve un projet de tourisme communautaire où mes compétences devraient être utiles pour en améliorer le fonctionnement, en particulier au niveau organisationnel. Je suis bénévole, nourrie et logée, et ce pour le temps que je veux.
Je suis très heureuse de prolonger ma présence en Asie du Sud Est, d’avoir sauté sur cette opportunité qui m’est donné de me faire une petite expérience professionnelle ici. Lorsque je suis partie de France il y a six mois, je savais que si une opportunité telle que celle-ci se présentait, je la prendrai au vol. Après les études que j'ai faites, vivre et travailler à l’étranger, et surtout dans un projet utile à la communauté, c'est quelque chose qui me tient à coeur. Et puis rentrer en France en plein hiver, sans boulot et sans même savoir ce que je veux faire… C’est la déprime qui m’attend et ça n'a pas vraiment d'intérêt. En plus j’adore le Cambodge, c’est un pays merveilleux, avec des gens tellement gentils et souriants, il y a une lumière absolument fabuleuse, des couchers de soleils incroyables… C’est le pays que je préfère après la Chine, de ceux que j’ai visité. Et puis je me sens tellement bien à l'étranger... La France ne me manque pas!
Mais quand même, alors que je quittais Bangkok avant de rejoindre Phnom Penh, les larmes me sont montées aux yeux… Car c'est la fin d’une aventure, cette aventure que j’attendais depuis si longtemps, ce long voyage en solitaire. C’était formidable, et c’est passé si vite… Je n’arrive pas à croire que c’est déjà fini. Est-ce que j’ai assez profité ? N’ai-je pas manqué des endroits, des expériences, des rencontres ? N’aurai-je pas pu faire plus, ou différemment ? Ai-je assez pris le temps de me rendre compte de cette chance que j’avais d’être là, de voyager, de découvrir tant de choses ? Car maintenant c’est fini, et, qui sait, un tel voyage ne se reproduira peut être plus… L’expérience que je vais vivre maintenant est différente, tout aussi intéressante, et même complémentaire, mais ce n’est pas la même chose, c'en est fini de cette liberté absolue, du pouvoir de faire ce que l’on veut quand on veut, sans contraintes ni conséquences.
Pendant ces six mois j’ai beaucoup vu, découvert, ressenti, appris. On apprend des choses en restant chez soi et en regardant des reportages, mais le fait de les voir change tout. Là c’est une réelle prise de conscience. Les différentes conceptions de la vie, du travail, de la famille, de l’argent, du bonheur… La pauvreté, les horreurs du passé, les enfants qui travaillent, qui ne vont pas à l’école, la prostitution, les problèmes environnementaux dramatiques, les conséquences du tourisme… L’hospitalité des gens, le bonheur de ceux qui parfois n’ont rien, leur foi, leur gentillesse, leur sourire… Le retour à la nature, les gens qui vivent de la chasse, de la pêche, de la nature, dans des maisons entièrement en bois, en bambou, qui s’éclairent à la bougie en attendant l’allumage du générateur…
Tout cela m'a t-il changé? Ce sera à vous de me le dire...
Voilà, dans tous les cas jusqu'à présent tout va très bien pour moi. J'essaierai de vous tenir au courant régulièrement de la suite de mes nouvelles aventures et d'envoyer quelques photos!
Je vous embrasse et vous souhaite à tous de bonnes fêtes de fin d'année!
ven.
11
déc.
2009
Thaïlande express
Ca fait bien longtemps que je n'ai pas écrit... Il s'est passé pas mal de choses depuis la dernière fois. J'ai encore changé de pays, mais pas pour en découvrir un nouveau cette fois. Je suis de retour au Cambodge.
La Thaïlande, même si traversée très rapidement, m'a beaucoup plû. Chiang Rai et ses paysages montagneux, Chiang Maï et ses temples, Bangkok, capitale hallucinante, puis Koh Tao, petite île avec de belles plages et randos à faire.
Bangkok m'a vraiment surprise. Cette ville contraste tellement avec le reste de l'Asie que j'ai vu! Building de verre, centres commerciaux étincelants, luxueux et gigantesques où déambulent les thailandaises vêtues de haute couture, le skytrain, métro qui traverse la ville par le ciel, les passages pour piétons interminables qui surplombent les rues, le bateau bus, les marchés gigantesques, les ruelles étroites et grands boulevards, les canaux comme à Venise, le quartier chinois, les petits quartiers Thaï pleins de magasins de tout et de rien, les quartiers où des femmes Thaï se promènent aux bras d'occidentaux, le quartier routard et la bien connue Khao San Road, la Mecque des routards, où se rencontrent les baroudeurs longue durée qui débutent et finissent leur voyage ou les vacanciers et touristes des îles, et puis de la nourriture de rue partout, mais aussi des Starbucks, Mac Donald, Pizza Hut...
Les taxis roses, les vieux bus verts, les tuc tuc qui font un bruit de voiture tuning et qui vont à fond, les embouteillages monstres, la pollution...
Je n'avais jamais été dans une ville aussi moderne que le quartier moderne de Bangkok, même Pékin ne m'a pas marqué comme ça.
Et puis Koh Tao c'était sympa. Malheureusement pour moi mes parents m'ont donné des goûts de luxe, à habiter aux Seychelles... Je suis habituée aux plages de sables blanc vierges de tout touriste, sans trop de constructions et surtout sans déchets! Mais c'était quand même très beau, et vraiment bien, quel plaisir pour moi fille de la mer de retrouver l'océan. Et puis je n'étais pas seule, car toujours avec mes deux acolytes français Stéphane et Thomas rencontrés à Chiang Maï et avec qui j'ai passé la quasi totalité de mon séjour en Thaïlande, puis avec Lionel et Marion, un couple d'amis d'Arzon.
Tiens, j'ai également passé 10 minutes en Birmanie, pour cause de "visa run". Lorsqu'on arrive en Thaïlande par les frontières terrestres, on n'obtient que 15 jours de visa, or il m'en fallait un peu plus. J'ai donc fait un aller retour express en Birmanie afin de sortir de Thaïlande et d'y rerentrer pour réobtenir 15 jours de visa. Etrange voyage, de postes frontiere a postes frontiere en bateau en passant par une petite mer entre la Thaïlande et la Birmanie, où se croisent tous ces petits bateaux en bois avec immigrés ou hommes occidentaux seuls, dans un brouillard gris et glauque...
Voilà, et après ça je suis retournée à Bangkok, puis à Phnom Penh, puis à Chi Phat, ce petit village du Sud de la chaîne des Cardamomes... A suivre...
sam.
07
nov.
2009
Retour vers le futur
Il m'a suffit de traverser le Mekong pour arriver en Thailande. Moins d'une minute en bateau pour passer d'un pays a un autre, d'une civilisation a une autre, de la lenteur du Laos et la frenesie de la Thailande, d'un pays assez "recule" a un pays plus "occidentalise"!
Des villes qui ressemblent a des villes, des grands marches pleins de fruits, legumes et tout autres choses, des gargottes et stands de nourriture partout, des voitures, des routes goudronnees non poussiereuses et sans trous, des centres commerciaux, des distributeurs de billet, des trains, de l'eau chaude dans les guesthouses et l'electricite a toute heure, des gens habilles a la mode occidentale!!! Quel changement!
Je suis arrivee pendant le Water festival a Chiang Rai et me suis retrouvee la nuit au milieu de feux d'artifices, de musique arrivant de partout, de chars decores et de costumes de carnaval, des gens habilles avec des styles differents, fashion, les cheveux de toutes les couleurs... Du bruit, des couleurs, j'avais l'impression d'etre dans un reve, de ne pas comprendre... et oui ca faisait deux mois que j'etais dans des pays calmes, lents, silencieux... Quelle difference! et surtout prise de conscience que le Laos et le Cambodge ont bien 50 ans de retard par rapport a la Thailande...
Mais je vous avoue que je suis etonnament et heureusement surprise par ce pays. On m'avait dit tellement de choses: trop touristique, trop occidentalise, des gens qui cherchent toujours a t'arnaquer mais avec le sourire, des solicitations permanentes, trop de pollution, de circulation... J'avais peur de me retrouver un peu comme au Vietnam.
Mais en fait ca me fait du bien de retrouver des villes, retrouver des grands marches ou on trouve de tout et pas seulement 3 legumes et 2 fruits qui se battent en duel, retrouver une certaine diversite culinaire, des odeurs qui me rappelent la Chine, etc. D'accord je suis dans le Nord de la Thailande, qui est tres different du Sud, mais pour l'instant les gens sont cool et les villes assez sympa.
A part les rues pleines de bars et de filles Thai aux bras de vieux occidentaux... Assez choquant...
mer.
04
nov.
2009
Relax
24 octobre - Muang Neua
Cela fait trois jours que je glande dans ce petit village situe sur le bord de la magnifique riviere Nam Ou. Pour y acceder, un seul moyen, prendre le bateau de Nong Khiao, un peu moins d'une heure. J'ai trouve une chambre a 25000 kip (2 euros) dans un bungalow en retrait de la rue principale, surplombant la riviere, et avec sur le balcon une chose tres importante: un hamac. Trois jours que je passe dans ce hamac a lire, a observer la vie des locaux sur la riviere et a ecouter les bruits d'ici: les moteurs des petits bateaux, les rames plongees dans l'eau, la femme qui beche son petit jardin en dessous de mon bungalow, le marteau de l'homme qui repare son bateau en bois, le bruit que fait le bambou qu'un homme passe ses journees a trancher finement surement pour en faire une barriere ou une maison, les discussions et rires des hommes sur le quai, et puis les coqs (insupportables), les chiens...
A partir de 17h15 des couleurs roses commencent a apparaitre dans le ciel, et a 18h il fait nuit noire. Alors apres quelques minutes, d'un coup la lumiere jailli. Jusqu'a 21h, 21h30, 22h, ca depend des jours.
Le premier jour mes voisins etaient un jeune couple franco anglais qui se sont rencontres en voyageant 4 ans plus tot et qui partaient s'installer a Hanoi. Une fois partis, j'ai ramene un irlandais du Nord qui voyage depuis pres d'un an, que j'avais rencontre quelques jours avant a Nong Khiao mais alors j'etais dans un moment "d'autisterie" (= pas envie de me faire chier a converser, ca m'arrive souvent), et la je l'ai trouve avec son sac dans la rue et cherchant une guesthouse, et je lui ai fait la promo de la mienne, car elle est vraiment bien placee et les lits sont top (c'est rare). Cette fois ci j'etais encline a discuter. Maintenant la proprietaire n'arrete de me remercier de l'avoir ramene. Il y a aussi un instit allemand sympa qui a decide de se prendre un mois de vacances hors vacances scolaires pour feter ses 50 ans. Alors parfois on pose nos bouquins et on discute en buvant des Beer Lao...
Mon bouquin du moment c'est " La memoire d'Abraham", de Marek Alter. Un pave de 600 pages racontant 2000 ans d'histoire d'une famille juive. Je suis tombee dessus juste avant de venir alors que je voulais echanger mes livres. Je l'ai vu et je me suis dit que c'etait l'occasion d'en savoir un peu plus sur le peuple juif et Israel... Et effectivement c'est hyper interessant. Je me suis rendue compte que je ne savais vraiment rien sur l'histoire de ce peuple qui est quand meme assez extraordinaire.
Bon en fait ca ne fait quand meme pas trois jours que je ne fais rien car hier je suis partie me ballader toute la journee. J'ai trouve des chemins sympas a travers les rizieres, les rivieres, les collines et les cultures sur brulis, et suis arrivee dans un minuscule village tres joli ou il y avait un petit genre de restau/guesthouse et ou j'ai squatte en mangeant du sticky rice (riz collant) avec des legumes bizarres au milieu des enfants venant jouer dans les hamacs du restau et tresser des bambous. Le village est vraiment propre, comme le sont generalement les villages au Laos. La terre battue parait balayee, les maisons sont bien rangees et organisees, il y a des cabanes pour les animaux, des abris pour le bois, etc... Tout est en bois naturellement. Le village parait presque vide, on n'y voit que quelques femmes tressant du bambou pour en faire des paniers et des enfants. Sur le chemin aller et retour je n'ai croise que des locaux partant chasser les oiseaux ou petits animaux avec leurs longs fusils en bois assez etranges, pecher dans les rivieres avec leur filet et leur masque, et des femmes ramassant des plantes.
Le village de Muang Neua lui aussi est aussi calme que tous les villages, cette tranquilite n'a ete troublee que le jour de mon arrivee, car il y avait un mariage. Des tables avaient ete placees dans la rue principale, un groupe a chante toute la journee, les gens ont mange, danse et surtout ils etaient tous completement bourres! Dur de trouver les proprietaires des guesthouses et des magasins!
26 octobre - Luang Nam Tha
Aujourd'hui j'ai bu des Beer Lao et du Lao Lao toute l'apres midi avec des laotiens avant d'aller jouer avec eux a la petanque.
Je raconte. J'ai fini par quitter mon village, ca m'a pris comme ca hier matin. J'ai pris un bus pour Luang Nam Tha (8h), dans le Nord du Laos, j'avais lu que c'etait tres beau et que c'etait possible de faire de tres beaux treks dans le parc National de Nam Ha. J'aurai voulu aller egalement dans la region de Phongsali apparement vraiment pas touristique histoire de retrouver un peu d'aventure, mais le probleme etait que je n'avais plus beaucoup de liquide avec moi et que je n'etais pas sure de trouver des distributeurs de billets la bas... Ici les distributeurs ne se trouvent que dans les grandes villes (grandes... tout est relatif, on est au Laos!), et on ne peut pas retirer plus de 700000 kip d'un coup, c'est a dire 50 euros. Pas tres pratique, et cher quand on pense aux commissions que prennent les banques de nos pays d'origine...
Je suis ressortie degoutee de l'office de tourisme de Luang Nam Tha et d'autres agences de treks car les treks sont horriblement cher. Il faut pouvoir trouver d'autres personnes pour partager.
Du coup j'ai loue un VTT et je suis partie me ballader dans les environs. En ressortant d'une cascade (enieme depuis que je suis au Laos), qu'il avait encore fallu payer car ici tout est payant: les cascades, les grottes, la traversee d'un pont, l'ascension d'une colline pour avoir un panorama, l'acces a des villages (on se croirait en Chine), et pleine de questionnements existentiels, sur moi, ce que je veux, ce que je cherche, et la suite a donner a mon voyage (on a le temps de penser quand on voyage seul!), et un peu decue de ne pas avoir eu plus de reels echanges avec des locaux car c'est ca qui me plait dans les voyages, un groupe d'hommes jeunes et vieux m'ont invite a boire des bieres avec eux (il etait 14h). Ca m'arrive souvent qu'on m'invite comme ca a boire mais la plupart du temps quand c'est juste pour boire je refuse car souvent ils sont deja moitie bourres, et en plus ca va 10 minutes de faire des grands sourire et dire Sante! mais apres la barriere de la langue devient pesante. Mais bon cette fois je me suis dis que de toute facon j'avais rien a faire, et il y en avait un qui parlait un peu anglais. Alors voila, on a bu de l'alcool de riz et des Beer Lao. Apres quelques heures on est partis tout titubants moi sur mon velo et eux sur leurs scooters pour aller jouer a la petanque (heritage enore bien present des colonisateurs francais!!!- d'ailleurs ils sont tres forts). Je les ai quitte avant le coucher du soleil, aux grands regrets de l'un d'eux qui voulait absolument m'inviter chez lui...
28 octobre - Muang Sing
J'ai rencontre un couple franco americain de Chamonix, et on a decide de faire un trek ensemble histoire de partager le cout. Mais a Muang Sing ils ne nous plaisent pas, c'est trop touristique, et ca a plutot l'air d'etre des attrape touristes. Nous on veut vraiment marcher, on veut un truc dur, on ne veut pas un truc a la con ou on marche 1/2h, on s'arrete 1h dans un village, puis re 1/2h, puis arret, etc...
Du coup on a loue des VTT en piteux etat et on a fait un tour dans les environs. Sympa, des collines et montagnes plantees de rubber trees (heveas?), et villages habituels, tranquilles, maisons en bois et bambous, femmes qui tressent le bambous, qui ramassent des plantes et du bois, pas d'hommes (je me demande vraiment ce qu'ils font les hommes dans ces pays a part rien, ah si ils pechent, chassent et boivent!), des enfants en uniforme qui rentrent de l'ecole, etc.
De retour dans la ville qui n'a pas trop d'interet, j'ai trouve un petit bar qui donne sur les rizieres jaunes orangees en train d'etre recoltees. Magnifique lumiere le soir au coucher du soleil qui rend heureux d'etre la tout simplement.
2 novembre - Vieng Poukha
Quelques jours ont passe, j'ai fini par faire un trek avec le couple franco americain, a Vieng Poukha. On est partis ensemble a Vieng Poukha en se disant que c'etait notre derniere chance, et on a bien fait. On ne s'y attendait pas (car le Lonely Planet disait que cette bourgade n'avait pas trop d'interet), mais mais le village est vraiment joli, hyper tranquille, quasiment pas de touristes et les gens super sympas.
2 jours de trek dans la jungle et dans la foret avec un guide cool qui nous a explique les vertus de plein de plantes et d'arbres. On a trimballe un poulet vivant pendant tout le premier jour pour le manger frais au diner, avec des fleurs de bananier revenues ramassees en route. Douche dans une cascade avant d'arriver dans la cabane en bambou ou nous avons dormi au milieu de la foret. Uniquement le bruit des grenouilles, cigales, oiseaux, et de la riviere en dessous. Je me suis encore fait attaquee par plusieurs sangsue. Ca devient une habitude!
Depuis le couple est parti, j'ai trouve une guesthouse super sympa, bungalows tres simples en bambou a 20000 kip (moins de 2 euros), surplombant une petite riviere et au milieu d'un beau jardin tres bien entretenu, ou il y a un hamac, parfait. Quelques guests sympas pour faire la conversation de temps en temps et qui me demandent tous plein de conseils car ils arrivent de la frontiere thailandaise et font le meme trip que moi a l'envers. Des petites balades a faire a pieds dans les petits chemins autour du village, des bons beignets a la banane au marche, mon bouquin dans lequel j'avance petit a petit, douche au seau car il n'y a pas l'eau courante, electricite de 18h a 20h30 (tot!), donc eclairage a la bougie apres... Pas Internet, pas de reseau telephone, bref vie simple et tranquille.
Mais bon, aujourd'hui je me suis decidee, demain je passe la frontiere, direction Thailande.
mar.
20
oct.
2009
Nouvelles du Laos
Me voila maintenant a Luang Prabang, dans la partie Nord du Laos.
J'ai remonte le Laos assez rapidement, etant plus attiree par les paysages du Nord que par ceux du Sud.
A mon arrive dans ce pays, apres avoir traversee une frontiere tres calme ou il m'a fallu payer 1 dollar de "frais de tampon" aussi bien au bureau de l'immigration cambodgien qu'au bureau laotien alors que j'avais deja mon visa (ici les dessous de tables c'est pas "sous" la table, c'est bien "sur" la table, en vue de tout le monde), je suis allee directement dans les "4000 iles". Les 4000 iles sont des iles habitees au milieu du Mekong, dans l'extreme Sud du Laos, quasiment a la frontiere du Cambodge. J'avais choisi d'aller dans l'ile qui me semblait la plus tranquille, je suis donc allee a Don Khone. Ah c'etait bon de se relaxer dans cette petite ile ultra calme dans un hamac juste sur le Mekong, se ballader en velo sur les chemins boueux au milieu des rizieres et des petites maisons en bois. J'ai compris la signification du proverbe "le vietnamien plante le riz, le cambodgien le regarde pousser ,le laotien l'écoute pousser et le thai le vends". Les laotiens faut pas trop les remuer... Ils prennnnnent leuuuur temmmpsss....... et trainent des pieds. Tu commande a manger, ca arrive 1h apres, tu essaies de louer un velo, tu trouves aucun des loueurs, tu veux payer ta chambre, tu attends 3 heures la personne de la guesthouse... Le bon cote, c'est que personne ne t'emmerde a longueur de journee pour un tuk tuk, un restau, une guesthouse, etc. Tu passes dans les rues, les gens s'en foutent. Ca fait du bien! Donc c'etait sympa et relax. C'est interessant de voir ces iles qui pour certaines sont vraiment grandes, au beau milieu d'un fleuve. Le Mekong reserve bien des surprises.
C'est parti pour Pakse, 3h dans une sorte de grand tuk tuk, utilise comme bus local. De la je veux louer un scooter pour aller dans le plateau de Boloven, apparement tres beau. La ville de Pakse, au bord d'une riviere, fait tres provinciale, il n'y a pas de circulation, pas grand monde dans les rues, et c'est d'un calme... Je commence a entrevoir comment va etre le Laos: Relax! Je loue un scooter pour deux jours et je pars avec un francais rencontre a la frontiere et qui suit la meme route que moi depuis le debut. Quel plaisir de rouler tranquillement sans circulation, sentir l'air frais et respirer les odeurs locales... jusqu'a ce que la pluie nous rattrape. Ca a failli nous couter cher, a force de nous arreter boire des cafes dans des gargottes a chaque averse! Nous passons a cote de villages aux maisons en bois, sur pilotis toujours, assez pauvres apparemment, des villages de minorites et d'artisans, et allons voir des cascades. Nous sommes un peu en altitude (plateau de Boloven), il y a beaucoup de plantations de cafe (c'est la qu'ils produisent le cafe du Laos), et de fruits, et d'innombrables cascades. Mais je suis decue, on m'avait dit que c'etait vraiment tres beau, moi je trouve ca pas mal, mais sans plus. D'autre part je pensais que c'etait peu touristique, en fait la boucle du plateau de Boloven est quasiment devenu un incontournable pour les voyageurs qui vont dans le Sud. En fait le Laos est quand meme assez touristique, et il y a un tres grand nombre de francais, je n'en avais jamais rencontre autant jusqu'a present.
Bref, c'est la que j'ai commence a me dire que je ne m'emerveillais plus autant devant des paysages, que j'avais l'impression d'avoir deja tout vu, tout goute, que la perspective de voir encore des temples, des cascades et des grottes ne m'exitais plus vraiment... Voila, ca fait 5 mois que je voyage maintenant et je commence a etre blasee. Je crois que j'ai besoin de paysages completement differents, de faire des choses differentes! Malheureusement l'Asie du Sud Est n'arrive pas au niveau de ce que j'ai vecu en Chine, avec ses paysages incroyables, sa bouffe fabuleuse et tellement diverse, ses chemins peu battus et la dose "d'aventures"! Bon ne croyez pas que j'en ai marrre, c'est juste que je me sens blasee, mais j'apprecie toujours decouvrir de nouveaux endroits, faire des rencontres, voyager seule, etc.
Apres ce plateau de Boloven, j'ai pris un bus de nuit pour la capitale, Vientiane, au bord du Mekong. Ca ressemble a tout sauf a une capitale! Ca fait moyenne ville provinciale quoi. On n'entend meme pas de klaxons, il n'y a pas d'embouteillages, pas vraiment de grandes rues marchandes, le marche est d'un silence peu habituel...
Un jour a Vientiane, pas besoin de plus et je pars (toujours avec le francais), dans le Parc National de Phou Khao Khouay ou il y a un projet d'ecotourisme communautaire que je veux aller voir. C'est a une heure de Vientiane. Arrives dans le petit village de Ban Ha et accueillis par des gens qui parlent peu anglais, nous planifions une journee de trek (malheureusement c'est un peu cher) et nuit chez l'habitant. Ca me rappelle lorsque j'etais a Chi Pat au Cambodge, meme genre de maison en bois sur piloti, douche froide au baquet avec l'eau de pluie. Repas traditionnels laotiens: riz gluant, c'est du riz tres gluant qu'on prend avec la main pour en faire une boule et on trempe dans de la sauce pimentee ou dans les plats a cote. C'est bon, ca change mais je n'imagine vraiment pas manger ca tous les jours! La journee de trek est sympa mais dommage, un peu trop balade, j'aurai aime plus dur, plus long. Elle est entrecoupe par une baignade dans des rapides et un barbecue laotien, et fini sous la pluie, comme d'habitude depuis plus d'un mois!! Ce projet de tourisme s'est cree car les habitants de plusieurs villages situes pres de la chaine de montagne de Phou Khao Khouay etaient confrontes a un probleme: les elephants sauvages venaient devaster leurs cultures de canne a sucre car ils en sont tres friants, or ils vivent de l'agriculture... donc plus de cultures, plus d'argent, mais en meme temps les elephants sont sacres, donc impensable de les tuer. Ainsi ils ont decide d'utiliser les elephants pour creer un projet d'ecotourisme avec l'aide d'une ONG. Ils ont construit une tour d'observation dans le parc national, a plusieurs kilometres des villages, ou les visiteurs peuvent venir y dormir et observer les elephants qui y viennent souvent la nuit. Des guides ont ete formes parmi les hommes des villages, des treks mis en place, des homestay crees, et l'argent du tourisme est reparti de facon equitable entre les villages, un fond special special cree pour les victimes des elephants, un fond pour des microcredits aux villageois, et un fond pour la preservation du Parc National qui a ete cree suite a l'idee de ce projet. Bref c'etait tres interessant pour moi.
Apres deux jours la bas je suis partie pour Vang Vieng, sur la route de Luang Prabang, sans le francais car j'avais envir de continuer seule. Je n'avais pas envie d'aller a Vang Vieng, je vous dirai par la suite pourquoi, mais il y a la bas une ferme ecologique qui est presente sur le site d'Echoway que je voulais visiter pour mettre a jour les informations la concernant, ca faisait longtemps qu'elle n'avais pas ete visitee par un membre de l'association. Vanng Vieng est une toute petite ville ultra touristique sur le bord d'une jolie riviere et entouree de montagnes kartiques, qui a du etre tres jolie il y a quelques annee mais qui ne vit d'ailleurs aujourd'hui que par le tourisme. Les rues sont une successions de restaurants tous les memes, de bars tous les memes aussi, de guesthouses, et d'agence de voyage. Le beton est partout et il n'est quasiment plus possible d'avoir acces a la riviere, bref la ville est horrible. Mais le pire est a venir. L'activite principale a Vang Vieng, a part se ballader dans les environs, est de descendre la riviere dans une grosse bouee (vous savez, les chambres a air de tracteurs), en anglais c'est le tubbing. Tubbing in Vang Vieng, c'est en fait se bourrer la gueule a mort avant de commencer, puis sur toute la premiere partie de la riviere il y a des bars avec la musique a fond ou les tubbers s'arretent, ont le droit a des shooters d'alcool gratuit et boivent comme des trous puis continuent a descendre la riviere, s'arretent au prochain bar, mangent des happy cakes aux champi, etc... Ils sont donc bourres toute la journee, rentrent en ville le soir et continuent a boire, puis ils s'installent dans un des innombrables bars qui passe des series toute la journee, Friends, les Simpsons ou autre, et squattent la. Bref je trouve ca completement pitoyable. Quelle decheance... Pourtant il parait que la descente de la riviere est sympa, c'est beau... Mais j'ai refuse de le faire car ca me degoutait trop tous ces anglais (et autre) defonces. J'ai loue un velo et me suis eloignee, et c'etait sympa.
Puis un bus pour Luang Prabang, classe au Patrimoine mondial de l'Unesco, avec une tres belle architecture, mix lao francaise, tres verte, tres calme, ou il y a des dizaines de temples magnifiques, ou l'on mange pour pas cher sur les marches du soir, ou l'on peut boire des fruit shake toute la journee, etc. Pas grand chose a faire, juste marcher dans les rues, ressentir l'atmosphere, faire des rencontres sympas et glander. Cool quoi.
Voila, je me dirige bientot vers les regions du Nord du Laos ou j'espere trouver moins de touristes un peu plus d'authenticite, et faire encore quelques treks dans la jungle.
Je vous embrasse tous.
lun.
12
oct.
2009
Good bye Cambodge...
Bonjour Laos, a bientot Cambodge...
Le dernier mois au Cambodge a file et c'est le 7 octobre au matin que j'ai traverse a pied la frontiere Laos-Cambodge.
J'ai aime le Cambodge...
Sourires et gentillesse, aventures, rencontres et decouvertes, culture et nature, monde rural, et pas trop de touristes des lors qu'on s'eloigne de Siem Reap (Angkor), Phnom Penh (la capitale) et Sihanoukville (la station balneaire)...
Il y a une atmosphere particuliere au Cambodge, une lumiere qui fait que le ciel est toujours beau meme quand il est gris, et que les couchers de soleils sont incroyables...
Le pays etant majoritairement rural, c'est tres vert, surtout en ce moment avec les rizieres vert fluo. C'est aussi tres plat mais il y a quelques reliefs: chaines de montagnes (basses) et collines par endroits. Il y a des rivieres partout, et meme si la plupart des forets ont disparu et qu'il ne reste que des arbres eparses par ci par la, beaucoup de zones sont aujourd'hui protegees et pleines de biodiversite.
Les villages se ressemblent tous, maisons en bois, bambou et palme sur pilotis, et des gens qui attendent que le temps passe dans leur hamac ou sous leur maison au milieu de leur basse cours et de leurs enfants. Ils vivent de tres peu.
Les temples sont partout et totalement differents de ceux que j'ai pu voir en Chine et au Vietnam, du fait que c'est le bouddhiste teravada qui est pratique ici, la fome originelle du bouddhisme. On sent bien l'influence indienne.
La nourriture n'est pas aussi variee qu'elle l'etait au Vietnam, et un peu moins bonne aussi. Je commence a faire une overdose de nouilles sautees et riz frit...
La seule regle de conduite sur la route est qu'il n'y a aucune regle!
Un matin j'ai retrouve le pays sous les eaux et les gens qui pechaient dans les rues ou ils avaient de l'eau jusqu'au genoux. Les champs etaient devenus des lacs. Saison des pluies, et peut etre un petit bout du typhon aussi...
Les temples d'Angkor sont absolument fabuleux, j'y ai passe trois jours a admirer les differents styles de temples, les scuptures extraordinaires, les arbres centenaires qui ont pousse dans ces ruines qui ont plus de 1000 ans pour certaines.
Apres Chi Pat (dernier article), je me suis dirigee vers Battambang puis Siem Reap (pour les temples d'Angkor) avant de repartir pour la capitale ou j'ai retrouve Yotam et les autres israeliens, et nous avons remonte ensemble le Mekong pendant quelques jours (Kampong Cham, Kratie) , jusqu'a ce que je les quitte pour rejoindre la frontiere au Nord du Cambodge.
Je serai bien restee quelques semaines de plus mais mon visa expirait donc je suis partie pour le Laos, en me disant que je reviendrai peut etre plus tard... Quand je pense que la duree moyenne d'un sejour au Cambodge est de 6,5 jours, je trouve ca vraiment dommage...
Routes et déroutes asiatiques...
By Laura
